31 janvier 2007
De Marrakech à Essaouira: 1 taxi
Réveil difficile: je suis malade... probablement à cause du bus entre Tétouan et Marrakech.
Je vais eb direction d'Essaouira sur le côte à 170 kms de Marrakech. Je tente le stop mais les seuls véhicules à s'arrêter sont des taxis. Je décide rapidement de monter dans l'un d'eux et tente de discuter le prix de la course, en vain! Il semblerait que ce ne soit pas aussi monnayable qu'au Sénégal! Nous sommes 7 dans le taxi: 3 à l'avant et 4 à l'arrière. Pour être plus à l'aise il faut payer: 100 Dirhams (env. 10 euros) au lieu de 70. Le voyage se fera avec un voisin qui s'endort rapidement sur mon épaule. Le voyage laisse paraître l'aridité de la région, prémice du désert.
La ville d'Essaouira est très jolie, la médina est entourée de remparts. Je me perds rapidement dans les ruelles et fini dans plusieurs impasses (où des enfants me disent gentillement que "c'est fermé"!)... voilà ce qui arrive lorsqu'on fait mine de connaître!
Je trouve un petit hotel où passer la nuit dans une petite ruelle très calme. En quête de mon repas du soir je rencontre Joanne et françois, frères et soeurs, originaires de la Corrèze, dans une petite échoppe tenue par une vieille marocaine. Je bois une soupe bien dense puis un thé le tout pour 3 francs, 6 sous. Je fais part à Joanne et François de mon moral qui chute doucement. Le voyage est éprouvant et le rhume m'affaibli. Ils me conseillent de rester là-bas un jour de plus pour prendre le temps de s'acclimater. Eux voyagent tranquillement vers le Mali et sont déjà à Essaouira depuis une semaine. Je suis leurs conseils et commande une tajine chez cette vieille dame dont la simplicité, la chaleur et la gentillesse me remontent le moral. Voilà ce que je suis venu chercher, cet accueil, cette humanité, cette joie partagée... j'ai trouvé tout cela à deux pas, au coin de la rue, dans une ruelle que seuls les marocains semblent connaître.
Sur les conseils de Joanne et François, je vais descendre à Dakhla, passer quelques jours dans le camping international pour y trouver une voiture et des gens de confiance en route pour le Sénégal.
30 janvier 2007
De Tétouan à Marrakech {Maroc}: 1 bus
Dans un bus la nuit, il ne faut pas se mettre près de la porte... en effet, celle-ci s'ouvre régulièrement et il fait bien froid, la nuit! Il fait même plus froid qu'en Espagne.
Avant le départ, des enfants plus ou moins jeunes viennent vendre du chocolat, de l'eau, des mouchoirs, des montres... Il semblerait qu'avec l'age ils vendent des articles de plus en plus chers!
Lors de mon arrivée à Marrakech à 10 heures, les souks sont en plein nettoyage, près à accueillir la vague de touriste. La période est particulière et précède la fête des tambours lors de laquelle les parents achètent des tambours aux enfants. Il y a ainsi beaucoup de touristes marocains qui se mêlent aux touristes occidentaux. Les jus d'orange ou de mandarine se vendent déjà bien. Les grosses oranges disposées sur les étales ne sont d'ailleurs pas pressées (les petites, elles le sont), elles sont plutôt là pour attirer l'oeil du client occidental pour qui une grosse orange est meilleure ce qui est faux en réalité.
Après une bonne sieste je découvre ces crêpes marocaines et déguste enfin ces fameux jus d'orange. (Anne ne lis pas les deux prochaines lignes) Un charmeur de serpent m'interpelle, je ne peux refuser... et je fais de belles photos avec une couleuvre avec le cobra en avant-plan! (Anne c'est bon tu peux lire à nouveau!)
Le soir, je mange des brochettes à l'étale n° 65 (c'est charmant comme petit nom!). Vincent s'installe à côté de moi et nous entamons la discussion. Il est en Master 2 - recherche en géographie à Tours et étudie la place Jama El Fna sur laquelle nous nous trouvons et qui est la plus touristique du Maroc. Il étudie, entre autres, la répartition des différents commerces sur la place, quelles en sont les fréquentations (marocains ou touristes) etc etc. Ce sujet et passionant et je souhaite vivement lire les conclusions de son travail qui se poursuivra probablement sur une thèse sur la même thématique. J'apprends ainsi que la place Jama El Fna a différentes significations :
- "la place de la mosquée disparue" : car il paraîtrait qu'une mosquée s'y trouvait et qu'elle ait été ensevelie par un glissement de terrain et recouverte peu à peu par un glissement de terrain la laissant intacte dans le sol!
- "la place des troubadours et de la fête",
- ou "la place des morts" en référence aux exécutions ayant eues lieu sur cette place.
Nuit dans un petit hotel du centre ville.
29 janvier 2007
De Malaga à Tétouan {Maroc}: 1 train, 5 voitures {dont une de police!}, 1 camion, 1 ferry, 1 taxi
Le réveil est difficile à attendre ce matin et pourtant il faut se lever si je veux arriver au Maroc à une heure raisonnable. Je remercie Yassine pour son hospitalité et file vers la gare. Ca ne rigole pas dans les trains en Espagne: les bagages passent au rayons pour tout trajet au delà du réseau local!
Je prends le train de Malaga à Fuengirola pour me sortir de la ville. Je me retrouve sous une pluie qui ne cesse pas et traverse ma parka! 2 allemandes de Munich m'ammènent de Cala à Marbella. Elles ont fait du stop toute leur jeunesse et sont allées partout en Europe ainsi.
2 espagnols me poussent jusqu'à Estepona où je suis rapidement pris en stop par... la police! Ils m'emmènent 10 kms plus loin à un arrêt de bus où, disent-ils, il y a un bus toutes les 2 heures en direction d'Algeciras... Je commence donc à patienter, voit un bus passer dans l'autre sens puis revoit passer mes collègues pomiciers venus s'assurer que je ne reprenais pas le stop {il semblerait que ce soit interdit sur l'autoroute}... Après 2h15 d'attentes, sans avoir vu le bus naturellement, je reprends le stop en pestant après les policiers à après moi-même. Un anglais me pousse rapidement vers une position plus judicieuse pour le stop. Un camion transportant du ciment en direction du porte d'Algeciras. Je bredouille en espagnol mais arrivons quand même à nous comprendre.
Cette journée aura fait remonter l'automobiliste espagnol dans mon estime. Après mes mésaventures de Barcelone je pensais que personne ne prenait d'autostoppeur en Espagne!
Je prends le ferry pour Ceuta, port libre {duty free} et micro-bout d'Espagne sur le continent africain. Le trajet dure une heure pour 14 kms à couvrir. En chemin, le soleil nous propose un coucher de soleil magnifique sur le détroit de Gibraltar.
A Ceuta, je suis pris en charge {comprenez en échange d'argent} par Abdul, guide officiel, qui m'aide à passer la frontière et à aller à Tétouan en taxi. A l'approche de la frontière je me rappelle que je n'en mène décidément pas large aujourd'hui... en effet, l'arrivée à Algeciras m'avait déjà pas mal déboussolé...
Ce que je découvre, de nuit, du Maroc me rappelle le Sénégal. La peur m'envahit doucement - il reste un si loin chemin à parcourir - mais j'ai le sourire au lèvre... je retrouve enfin ce que je suis venu cherché!
A Tétouan, Abdul me guide pour prendre le bus, 11 heures de voyage de nuit qui s'annoncent spéciales!
28 janvier 2007
Malaga
Réveil tardif ce matin, ou plutôt après-midi... la vie à l'espagnole est un peu décalée!
Nous allons au musée Picasso cette après-midi avec Jessica, Amélie, Luc' et 3 américains. Nous apprécions tout le génie de l'artiste mais la visite est pour le moins fatiguante à la fin {pas facile de comprendre ces grands artistes!}.
Nous mangeons dans la coloc de Jessica et des 3 américains au 56 de je-me-souviens-plus-quelle-rue. Ils y habitent à 18 en ce moment!!! Le repas est excellent, merci Blake! Avec Blake et Jordan nous allons boire une bière dans un petit bar typique.
27 janvier 2007
De Valencia à Malaga {Espagne}: 1 bus
oAujourd'hui je ne rêve même pas d'arriver à Malaga en stop... En effet, 650 kms séparent les deux villes. Yassine, membre de CS {CouchSufing.com pour les intimes} m'attend à Malaga. Je décide donc de prendre le bus de 8h. Après 14h de voyage et la lecture de "10 chiens pour un rêve" de François Varigas, j'arrive enfin à Malaga. En chemin, l'expédition de F. Varigas dans le grand Nord canadien avec ses 10 chiens + Finskan {chienne d'exception} me fait rêver.Le bouquin terminé, je remarque enfin que la région d'Alméria est remplie de serres et que la Sierra Nevada est enneigée!
Mon arrivée au 8, calle molinillo del aceite {chez Yassine} est cahotique: Daniel, espagnol de 34 ans me remarque avec ma carte et propose de m'emmener en voiture. Nous passons devant la-dite rue et la ratons. Les infos des passants sont contradictoires et nous arrivons après 40 minutes de recherches... En chemin, Daniel maintient que nous, français, avons des attributs plus important que les espagnols!
Yassine habite dans une maison génante avec 8 autres colocs et 6 chats {dont 4 qui sont nés dans la soirée!}. L'ambiance dans la coloc est fantastique. Le soir {comprenez à partir de 1h30!} nous tournons dans quelques bars avec Amélie, Jessica et Maximo. La nuit se termine à 6h30 après une chicha qui me donne un avant-goût de Maroc.
26 janvier 2007
De Barcelone à Valencia {Espagne}: 1 bus
La journée comment mal: je me réveille en retard... certainement à cause des 2 abglais et leurs 2 donzelles qui sont d'ailleurs bien dans le gaz ce matin... Ptit-déjeuner minimal mais grande discussion {même s'il n'est que 10h!} avec Jim, américain d'un certain âge déjà.
Je quitte l'auberge, tourne en rond dans le métro. Je cherche en effet à m'éloigner de la ville pour démarrer le stop. Je n'arrive finalement pas à en sortir et tente quand même de me faire emmener. Il est déjà 11h30. Ma patience atteint vite ses limites. Je ne me fais en effet pas d'illusions: en partant à 12h30 {au mieux}, je ne parviendrait pas à arriver à Valencia avant la tombée de la nuit.
Je prends donc le bus de 16h, en attendant je visite rapidement la ville. Je suis hébergé à Valencia par Ferdinand, italien et membre de CouchSurfing.com. Il me prête gentillement la chambre de sa coloc qui est partie la veille. Nous passons une soirée courte mais sympa.
25 janvier 2007
De Villedieu à Barcelone {Espagne}: 3 voitures, 1 camion
Le voyage en stop commence aujourd'hui. Pierre m'emmène jusqu'à l'entrée de l'autoroute à Orange. Merci, Pierre, de m'avoir emmené et hébergé lors de mon passage à Villedieu.
Thierry, commercial orignaire du Nord et habitant à Vaison m'emmène jusqu'à Nîmes.
Un monsieur de l'INRAP {recherches archéologiques: études et fouilles} m'emmène à Agde. En chemin, je découvre son travail d'archéologue, 8 mois par an sur des chantiers {autoroutes, etc} et 2 mois par an sur des travaux personnels.
Julien, cammionneur, m'emmène finalement à Rubi, 15 kms au nord de Barcelone. Nous discutons des conditions de travail des cammioneurs. A Rubi, je prends le train pour Barcelone où je souhaite rejoindre Marion d'HMG. Je n'arrive malheureusement pas à la joindre. Je passe la nuit dans une auberge de jeunesse très buyante où mes colocataires anglais d'un soir n'hésitent pas à ramener 2 demoiselles et à s'en "occuper", sans pudeur...
Cette journée se sera plutôt bien passée au niveau du stop. J'ai cependant eu quelques alertes après avoir perdu 2 fois de suite {dans la voiture de Thierry et à la gare de Rubi} ma pancarte...
24 janvier 2007
De Lauw {France} à Villedieu {France}: 3 voitures, 3 trains
Ca y est, c'est le grand départ! Maman et Serge m'emmènent à la gare de Belfort où nous arrivons après 1h30 de voyage... 10 cms de neige sont tombés sur la région et il semblerait que les services du déneigemenent soient débordés!
J'arrive à Orange, dans le Vaucluse. Je souhaite rejoindre Villedieu, près de Vaison-la-Romaine, où Pierre m'attend. Pierre est vigneron et produit notamment du jus de raison bio fantastique! juste! David, originaire de Belgique et vivant à Vaison me pousse jusque chez Pierre, merci!
Le soir, je discute avec Jean-Louis, un ami de Pierre, des proténodies, ces mélodies qui stimulent ou non la synthèse des protéïnes et dont les applications pourraient être très nombreuses, notamment sur la vigne.

